Tuesday, December 2, 2008

A butterfly in the fall

Photobucket

White Horse Pass, Chandler

In April 1942 in Terezin Paul Friedman, born in Prague, wrote:

The last, the very last,
So richly, brightly, dazzlingly yellow.
Perhaps if the sun's tears would singagainst a white stone. . . .
Such, such a yellow
Is carried lightly 'way up high.
It went away I'm sure because it wished to
kiss the world good-bye.

For seven weeks I've lived in here,
Penned up inside this ghetto.
But I have found what I love here.
The dandelions call to me
And the white chestnut branches in the court.
Only I never saw another butterfly.

That butterfly was the last one.
Butterflies don't live in here,
in the ghetto.

En avril 1942, à Terezin, Paul Friedman, né à Prague, écrivait :

Le dernier, le tout dernier
D’un jaune tellement brillant, riche, éblouissant.
Si, peut-être, les larmes du soleil chantaient
sur une pierre blanche…

Un tel tel jaune
Est soulevé doucement tout tout là haut.
Il est parti, j’en suis sur, parce qu’il espérait
Pouvoir envoyer un baiser d’adieu au monde

Pendant sept semaines j’ai vécu ici
Parqué dans ce ghetto
Mais j’ai découvert ce que j’aime ici
Les dents-de-lion m’appellent
Ainsi que les blanches branches des marronniers dans la cours
Juste que, je n’ai jamais revu un autre papillon.

Ce papillon était le dernier
Les papillons n’habitent pas ici,
Dans le ghetto.


A poem which should bring so much more to what we come across in everyday’s life.

Un poème qui devrait nous apporter tellement plus sur ce que nous pouvons être à même de croiser dans la vie de tous les jours.

18 comments:

hpy said...

Ton sur ton, ou comme le diraient les grands chefs, thon sur thon.

Bibi said...

Quelle belle image, si delicate...et le poeme---superbe.

Delphinium said...

La liberté... ce n'est souvent (malheureusement) que lorsqu'on est privé de liberté que l'on se rend compte des petites choses qui remplissent notre univers. Un beau papillon jaune qui s'envole tout là-haut en nous envoyant des baisers.
Le poème est magnifique. Empli de tristesse.
L'homme n'apprendra jamais. Il y avait des ghettos, il y a toujours des ghettos. Différents, mais tellement réels, sorte de rouleaux compresseurs de l'humanité. Parfois, je me dis qu'il n'y a pas d'espoir à mettre dans l'être humain. Et d'autres fois, je retrouve cette énergie qui m'amène à me rendre compte que je suis une femme libre et que je DOIS regarder le monde avec des yeux toujours ouverts et apprécier cette liberté qui est mienne.

Therese said...

Hélène, heureux papillons, les grands chefs ne s'occupent pas d'eux! A ma connaissance...

Pat, ce petit papillon n'a pas plus de deux centimètres d'envergure, en fait je l'avais d'abord pris pour une feuille.

Delphinium, Liberté. De belles paroles pour ce poème qui vit toujours.

Chandlermom said...

Hello, Therese, I love your blog!

I think I am actually captured in one of your photos! On the Nov 18 post, with the odd landing, I'm pretty sure my car is the one turning right on Alma School - I remember watching that very scene with my son in the backseat!

When I get time, I'll put a link to your site on mine
Melinda (Chandlermom)
chandlerdailyphoto.blogspot.com

Cergie said...

Que c'est beau, que c'est beau, ce poème et les herbes qui emprisonnent ce papillon qui se débat, comme voile de tulle bise
En ce moment on trouve de petits papillons beiges morts dans la maison, l'année dernière c'étaient des paons du jour
J'adore la ville de Prague, on y sent le vent de l'histoire comme à Berlin, la Moldau qui est devenue Vltava, les cimetières dont celui où est enterré Kafka, et plus personne qui y parle l'allemand....
Il y a un jardin merveilleux dont personne (< réminiscence du communisme ?) ne ramasse les fruits qui tombent de haut et ont un goût de miel

Olivier said...

magnifique photo, la composition est superbe....bravo..

"La vie c'est comme les papillons,
D'abord chenille dans son cocon,
Et puis un beau jour sortir du coton,
Se retrouver en plein soleil,
Bâiller en déployant ses ailes,
Et s'envoler
Comme les papillons.
Trois petits tours et puis partir,
Car papillon jamais revenir.

Papillon du jour, toujours l'amour,
Papillon du soir, toujours mouchoir.

Les hommes tout comme les papillons,
D'abord pleurer dans les jupons
Et puis un jour quitter la maison,
Voler de balcons en jardins,
Planer de bonheur en chagrin.

Papillon du jour, toujours l'amour,
Papillon du soir, toujours mouchoir."
Louis Chedid

Cergie said...

Tu sais, c'est un peu, tout à fait le sens de mon message sur la perfection : quel que soit ce que nous apporte la vie, retenons ce qu'elle nous offre de beau

Therese said...

Melinda, the picture says: 9:21am.
Next time don't forget to wave!lol

Lucie, ma moitié n'arrête pas de me parler de Prague, un jour prochain peut-être.

Olivier, il y a aussi des papillons femelles...je défends la cause.

Virginia said...

Absolutely gorgeous photo and the poem is a stunning accompaniment. I am sure our Olivier's is as well but alas you know my French is not up to par!HA
Lovely lovely photos on your blog. I must add it to my long long list!
V

claude said...

J'ai oublié de passer ce matin.
Ni papillon, ni fleur dans les ghettos, que de la souffrance et de la peur. Ce texte est très beau et contee malheureusement ce que nous pouvons rencontrer dans la vie et n'importe quand.
C'est bizzare que dans un pays commes les States on ne puisse pas trouver d'estragon à planter !
Peux tu au moins acheter de l'estragon séché ? En cuisine cela fait le même effet à part qu'il faut en mettre un peu plus que le frais. Perso, je n'en ai pas dans mon jardin, il est trop piti !

Olivier said...

Olivier, il y a aussi des papillons femelles...je défends la cause je vais de ce pas le signaler a mister Chedid ;o)) et heureusement qu'il y a des papillons femelles sinon la vie serait tristounette.

Miss_Yves said...

Une composition magnifique et une dé-coloration subtile, à la hauteur du poème...
Rescapé de Dachau, Z.Music a intitulé une de ses oeuvres "Nous ne sommes pas les derniers"
Il a écrit:"Ce que l'on garde en tête est le seul bien que la barbarie ne puisse vous ôter.

Daniel said...

Très beau poème...
Bonne journée. :o)))

Marguerite-Marie said...

difficile de commenter seul le papillon pouvait encore s'échapper de l'enfer.

Therese said...

Virginia, Olivier always finds the perfect song to go along with the pictures! It’s a treat.

Claude, je (nous) me passe tout simplement de béarnaise mais difficilement…

Olivier, chic, Louis Chedid ne manquera pas d’écrire une nouvelle chanson qu’il viendra chanter à Evry prochainement… Suite au prochain numéro.

Miss Yves, une toile poignante, l’exposition du même nom également !

Merci Daniel.

Marguerite-Marie, en effet.

Bergson said...

quelle belle image !!
un air de liberté

namaki said...

elle est superbe cette photo ! le papillon tout seul dans ces hautes herbes ... c'est beau !